La toxoplasmose est une infection due à un parasite appelé Toxoplasma gondii (T. gondii).

Chez plus d’un tiers de la population humaine, ce parasite établit une infection cérébrale chronique qui peut avoir de graves conséquences chez les personnes dont l’immunité est fragilisée. Mieux comprendre les mécanismes immunitaires qui permettent de contrôler cette infection est essentiel pour espérer développer de nouvelles stratégies thérapeutiques car à ce jour, aucun traitement ne permet d’éliminer la forme persistante du parasite.

L’étude, menée par le chercheur Inserm Nicolas Blanchard et son équipe à l’Institut Toulousain des maladies infectieuses et inflammatoires (INFINITy, Université Toulouse III Paul Sabatier, CNRS, Inserm), a permis de montrer qu’une catégorie de cellules immunitaires, les lymphocytes T « résidents » CD8+, jouent un rôle clé pour détecter et neutraliser le parasite de la toxoplasmose dans le cerveau. Ces résultats publiés dans la revue PNAS, permettent d’envisager de nouvelles pistes de traitements pour éliminer les formes persistantes de la toxoplasmose.

Sources
Protective function and differentiation cues of brain-resident CD8+ T cells during surveillance of latent Toxoplasma gondii infection
Rémi Porte1, Marcy Belloy1, Alexis Audibert1, Emilie Bassot1, Amel Aïda1, Marine Alis1, Romain Miranda-Capet1, Aurélie Jourdes1, Klaas P. J. M. van Gisbergen2, Frédérick Masson1 and Nicolas Blanchard1
1Toulouse Institute for Infectious and Inflammatory Diseases, Infinity, Inserm, CNRS, University of Toulouse, France. 2Physiology and Cancer Programme, Champalimaud Research, Champalimaud Foundation, Portugal.

PNAS, juin 2024
DOI : https://doi.org/10.1073/pnas.2403054121

Contact chercheur
Nicolas Blanchard
Directeur de recherche Inserm
Institut Toulousain des Maladies Infectieuses et Inflammatoires
nicolas.blanchard@inserm.fr